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Introduction à BitShares


Pour comprendre Bitshares, il faut d’abord comprendre Bitcoin

Commençons par décomposer les noms.

Bit est l’abréviation la plus connue en informatique, c’est aussi celle qui fait le plus sourire les francophones, allez donc savoir pourquoi. Traduisons-la simplement par digitale, immatérielle, numérique … Bref, quelque chose qui n’existe que dans les ordinateurs, et qui passe sans peine à travers les lignes de télécommunication.

Coin, comme dans l’expression bien connue « insert coin », signifie une pièce.

Share signifie une partie, une fraction, un morceau de quelque chose. Dans le monde financier, une part de société est aussi appelée une action.

Bitcoin, avec une majuscule, est un système qui joue avec des pièces virtuelles. Ces pièces sont des bitcoins, avec une minuscule et un « s » au pluriel. BitShares, avec une majuscule au "b" de "bit" et au "s" de "shares", ainsi qu'un « s » en fin de mot est un système qui considère que ses propres actions, les bitshares avec une minuscule, sont des pièces virtuelles.

Pour le bitcoin, pas de problème au singulier, on ne met simplement pas « s ». Pour le bitshare, gros problème au singulier en français, car bitshare sans « s » n’a plus rien à voir avec le système Bitshares … bitshare.com c’est du « cloud ». Plutôt que d’écrire « un bitshares » je vous propose d’écrire un BTS. C’est son abréviation officielle et c’est moins moche en français. L’abréviation officielle du bitcoin est BTC et vous en connaissez certainement bien d’autres : EUR, FRF, BEF, CAD, CHF, USD, RUB, JPY, CNY …

Bitcoin a été lancé en 2009 par Satoshi Nakamoto. « Je vais créer des pièces magiques » s’est-il dit. Ces pièces auront deux gros avantages sur les vraies pièces physiques : Elles passeront à travers Internet et elles n’auront pas besoin des banques.

... en effet, c’est mieux !

Si je veux donner un EUR à mon frère, c’est facile même sans banque. Si je veux donner un EUR à mon pote Chang qui habite Pékin, c’est moins facile. Je pourrais utiliser un intermédiaire (la poste) et lui confier mon EUR dans une enveloppe anonyme en m’acquittant des frais de timbre. Plus facile pour un billet de 5 EUR que pour 3,87 EUR en pièces. Vachement risqué pour 500.000 EUR en billets de 500 !

Les banques rendent ce service à l’ensemble de la planète mais elles exigent en contrepartie le paiement de frais non négligeables et l’ouverture de comptes nominatifs pour transformer vos vraies pièces en écritures dans leurs registres.

Allez savoir pourquoi Satoshi n’aimait pas trop le système bancaire en 2009 ? Peut-être à cause de la grande crise financière de 2008 … D’autres ont aussi apprécié ces pièces magiques et le Bitcoin s’est répandu.

Les informations en français ne manquent pas sur le Bitcoin mais je me souviens de la première question que je me suis posée à son sujet : « Comment font-ils pour empêcher la copie pirate des bitcoins ? ». J’imaginais des crypto-trucs hyper compliqués, alors que c’est tout simple.

Les bitcoins apparaissent en respectant des règles bien précises définies dans les programmes « open source » du système. De la même manière, les comptes peuvent être créés directement par les utilisateurs, en aussi grand nombre que nécessaire et totalement gratuitement.

Tout cela est noté dans le grand registre du Bitcoin avec tous les virements entre les comptes. Ce grand livre (ledger en anglais) est vraiment énorme mais comme le moindre petit PC a maintenant un disque encore plus énorme, ce n’est finalement qu’un simple fichier, à peine plus gros qu’un film en HD.

Votre porte-monnaie informatique qui gère vos comptes en BTC, se trouve sur votre PC Windows ou votre Mac ou votre iPad ou votre Smartphone Androïd … Il ne « contient » pas vos bitcoins, il se contente de vous les montrer et de vous permettre de les transférer vers d’autres comptes en lisant la Blockchain.

Blockchain : l’autre invention géniale de Satoshi C’est le nom du registre Bitcoin, du grand livre contenant tout depuis le début. Il n’est pas quelque part, il est partout, recopié et actualisé sur les machines de tous ceux qui le souhaitent, parfaitement sécurisé et compréhensible par tous.

Les informations en français ne manquent pas sur la Blockchain. Comprenons bien son nom, c’est une chaîne de blocs : chaque nouveau bloc contient tout ce qui s’est passé au cours des 10 dernières minutes, super vérifié par des tas de très gros ordinateurs et accroché d’une manière irréversible. Pas moyen de bidouiller cette Blockchain pour pirater des bitcoins !


Pour apprécier Bitshares, il faut d’abord regarder les altCoins

Le gros défaut de Bitcoin. Les vraies monnaies ont des valeurs qui reposent sur de vraies économies : des millions de gens vivent, travaillent, gagnent/dépensent de l’argent et paient des impôts sur d’énormes territoires qui reconnaissent ces monnaies. La valeur du BTC ne repose que sur la bonne idée de Satoshi et sur les plusvalues qui s’en dégagent déjà maintenant, et s’en dégageront dans le futur. Cette valeur fluctue donc très fort en fonction de l’offre et de la demande. Les vraies monnaies ne sont pas non plus des modèles parfaits de stabilité. Evolution récente du RUB, de l’EUR par rapport à l’USD et du CHF ce 14 janvier.

Les nombreuses alternatives. Altcoin signifie simplement « alternative au Bitcoin ». Les bonnes idées ne manquent pas … quel dynamisme ! Visiblement Satoshi n’est pas le seul à vouloir mettre les banques hors-jeu.

Les informations en français ne manquent pas sur une partie des altCoins. Pour ne pas trop vous disperser, jetez un coup d’œil sur le site suivant : www.coinmarketcap.com qui vous indiquera, comme son nom l’indique, les « capitalisations boursières » de quelques centaines d’altCoins. C’est en anglais, mais vous aurez vite vu qu’il n’y a pas photo : le Bitcoin est indiscutablement le Seigneur des lieux. Vous aurez aussi vite vu que les petits graphiques confirment la volatilité des cours de tous les altCoins.


Bitshares, c’est encore mieux

Bitshares a été lancé en 2014 par Daniel Larimer. C’est un pote de Satoshi qui a trempé dans l’aventure Bitcoin dès ses débuts. « Je vais créer des pièces encore plus magiques » s’est-il dit. Mes pièces BTS auront deux gros avantages sur les pièces BTC : Elles permettront la création de bitAssets aux cours stables et leur Blockchain sera nettement plus écologique.

Ecologie de la Blockchain. La tenue de la Blockchain du BTC coûte cher, très cher ! La lire, c’est facile, tous les porte-monnaie (wallet en anglais) le font à partir de n’importe quel appareil, mais y accrocher un bloc, ce n’est pas de la tarte ! Cette gigantesque puissance informatique, qui dévore l’électricité comme un nuage de sauterelles dévore un champ de blé, a été voulue par le système. Elle sécurise le BTC contre la fraude et renforce sa décentralisation. La tenue de la Blockchain du BTS a été voulue beaucoup plus économe. Malgré cela, grâce à sa conception différente, la sécurité du BTS contre la fraude et la centralisation est meilleure que celle du BTC.

bitAssets au cours stable ? Ça c’est super intéressant pour ceux qui souhaitent conserver leur cryptomonnaie entre chaque transaction. Actuellement, on achète des bitcoins quand on souhaite faire un versement/paiement et celui qui les reçoit, les vend aussi vite de crainte qu’ils ne perdent 20 % de leur valeur en peu de temps.

Asset, en anglais, signifie « quelque chose qui a une valeur » et qui se gère. Ici, on va parler des assets qui seront des actifs financiers. Un PC est aussi un asset pour celui qui gère une infrastructure informatique. Bitasset, vous l’avez compris, c’est un asset numérique. Le bitUSD est le bitAsset porteur de tous les espoirs.

Un système intelligent dans Bitshares bloque sa valeur à 1 $ US. Que demander de plus ? Tout est possible ! Le bitEUR qui vaut toujours 1 €, le bitCNY qui vaut toujours un CNY, le bitGold qui vaut toujours le même prix qu’une once d’or … ils existent aussi.

Eviter la confusion : Avant, Bitshares s’appelait BitsharesX et son sigle était BTSX. On se dépêche d’oublier, sauf si on est historien.

Il existe maintenant une traduction du petit livre « Bitshares 101 » rédigé en anglais par Max Wright et disponible sur Amazon. La traduction est disponible gratuitement sur ce site dans le pied de page. Merci à l’auteur pour son autorisation.

La motivation qui tue : Actuellement, le BTS vaut moins d'un centime. Au début de son existence, le BTC aussi valait moins d'un centime. En novembre 2013, il valait 1.000 $. Je ne sais pas combien valait l’action d’Apple quand Steve Job s’est lancé mais je ne crois pas qu’elle ait multiplié son cours par 100.000. Si je ne risque pas quelques euros maintenant et que le monde reconnaît un jour la bonne idée de Daniel, je mourrai de honte d’avoir été aussi « prudent ».